• 1er septembre 1955, Couvent Saint-Romain, Toulouse
Le 1er septembre 1955, du Couvent Saint-Romain, à Toulouse, le Père Eyquem écrivait à son supérieur, le Père Vincent-de-Paul Rande, prieur provincial de Toulouse :
“Aujourd’hui [comme à l’époque de Pauline Jaricot, 1826 à Lyon, fondatrice du Rosaire Vivant], nous nous heurtons dans nos paroisses à un même refus de la part des 80 % de non-pratiquants (refus de prière et de méditation) ; et l’accueil des 20 % de pratiquants n’est guère moins décevant. Je désire donc apporter aux mêmes maux les mêmes remèdes.”
• Octobre 1955, le Père Eyquem et Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
En Octobre 1955, le Père Eyquem propose aux Associés du Rosaire de sa région un nouvel élan missionnaire, dans l’esprit du « Rosaire Vivant » de la Bienheureuse Pauline Jaricot. Il confie ce nouvel élan à la prière de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus-et-de-la-Sainte-Face, exprimant ainsi une perspective missionnaire universelle.
• Fin de l’année 1958, Colette Couvreur
En septembre 1958, Colette Couvreur entre dans le Mouvement du Rosaire Vivant. Quand ce dernier prendra une dimension nationale, et quand il deviendra les Équipes du Rosaire, elle en sera la première responsable nationale. C’est en novembre et en décembre 1958 que les premières prières mensuelles sont organisées « à la maison ». Elles sont désormais adoptées comme une pratique habituelle et organisée. Cette idée de Colette Couvreur reçoit l’appui chaleureux de l’archevêque de Toulouse.
• 1965, le nom : « Équipes du Rosaire »
Quant au nom “Équipes du Rosaire”, le Père Eyquem indiquait le 28 mars 1989 : “On se demandera peut-être, quand et pourquoi le Rosaire Vivant prit le nom d’Équipes du Rosaire. Je m’en souviens très bien, sauf de la date précise. Le Courrier des Chefs de Quinzaine parle pour la première fois d’Équipes du Rosaire dans le numéro de juillet-août 1965. Le Père Pitavy, directeur du Rosaire dans la Province de Lyon (actuellement Province de France), était dans mon bureau, en mai ou juin sans doute, à l’occasion d’une réunion du comité de rédaction dont il faisait partie. Il me dit que, dans sa Province, le Rosaire Vivant de Pauline Jaricot, tel que les Dominicains le propageaient, décourageait plutôt, surtout quand il processionnait bannière au vent. Il insista beaucoup pour qu’on changeât de nom. Nous en parlâmes avec Mme Couvreur. Je ne me souviens plus qui, le premier, eut l’idée d’appeler le Mouvement Équipes du Rosaire. Nous regrettions plutôt d’avoir à changer, redoutant que le nouveau nom ne plût pas. C’est pourquoi nous prîmes le parti de l’utiliser dans les publications sans annoncer le changement et en continuant à parler aussi de Quinzaine. De fait, l’habitude s’est prise sans difficulté, insensiblement.”
APRÈS 1965, UNE ÉVOLUTION NOMINALE ET INSTITUTIONNELLE
• Un nom a changé
Nous avons vu que ce n’est qu’en 1965 que les Quinzaines du Rosaire devinrent les Équipes du Rosaire. Des événements institutionnels se succédèrent à partir de cette date.
• 1967 : reconnaissance par l’Épiscopat français
La reconnaissance par l’Épiscopat français en 1967 est un palier majeur. Cette reconnaissance vint par la Commission de l’Apostolat des Laïcs. Cette commission correspond à l’identité missionnaire de ces Équipes et à la place voulue pour le laïcat. Les Équipes ne sont pas seulement des groupes de spiritualité ou de dévotion. Elles sont un Mouvement d’évangélisation.
• Mai 1971, pèlerinage à Rome
À Rome, en Mai 1971, le Pape Paul VI souligne la dimension universelle du Mouvement : il parle « de petits groupes de prière missionnaire en plein monde ».
• 1972, reconnaissance par l’Ordre des Prêcheurs
En 1972, les Équipes du Rosaire furent reconnues par l’Ordre des Prêcheurs (Dominicains). Le lien entre les Équipes du Rosaire et l’Ordre des frères prêcheurs a été voulu par le mouvement et confirmé à de nombreuses reprises.
• 1976, Statuts votés et approuvés
En 1976, les Statuts furent votés et approuvés, portant surtout sur le lien de l’Église avec l’Ordre des Prêcheurs. Ces années seront celles de la maturation. Cette première Charte laissait la possibilité au Mouvement de s’ouvrir à la dimension internationale.
• Au plan international, la croissance
Au plan international, la croissance se vérifiait. Parallèlement à la situation française, d’autres structures nationales prirent forme dans le monde, à partir des années 1975-1985. C’est ainsi que les Équipes du Rosaire furent créées en Belgique en 1985, ainsi que sur d’autres continents. Depuis l’expansion grandissante du mouvement a abouti en janvier 1997 à la création d’une structure dite “Coordination Internationale”. En mars 2004, celle-ci est devenue véritablement autonome.
Le Pape Saint Jean-Paul II, lors de l’Audience générale du 23 mai 1984, s’adressait aux Équipes du Rosaire de la manière suivante :
Rendez grâce à Dieu et apportez votre contribution spéciale dans le concert légitime des mouvements d’apostolat. Ayez une piété ardente, éclairée et ecclésiale vis-à-vis de Marie, et toujours dans le but de vivre profondément votre union au Christ et votre adhésion au message évangélique, et donc d’accomplir un travail apostolique concret .

